Auguste & Ava | Départ immédiat pour le Japon
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Départ immédiat pour le Japon

27 Nov Départ immédiat pour le Japon

Un voyage au Japon fait partie depuis longtemps de mes projets à venir. Parce que je prends un plaisir sans fin à feuilleter des livres de photographes japonais toujours si bien pensés, imprimés, dans des contenants savamment élaborés, de purs œuvres d’art pour certains. Le dernier en date, une réédition d’un livre de 1965, Chizu (The Map) de Kikuji Kawada par Akio Nagasawa Publishing, d’une beauté à couper le souffle. Parce que j’ai passé un temps improbable à aller voir des films japonais quand j’étais étudiante, jusqu’à quatre heures de ravissement et d’introspection devant le film Eureka d’Ayoama Shinji, film en noir et blanc, sepia et couleurs presque sans paroles d’une beauté fascinante.

Parce que j’aime les films des Studio Ghibli, de Kenji Mizoguchi, d’Akira Kurosawa, de Shohei Imamura, d’Hirokazu Kore-Eda, de Takeshi Kitano et de Naomi Kawase pour ne citer qu’eux. Parce que j’ai aimé lire Yasunari Kawabata, Yukio Mishima et Haruki Murakami. Parce que je me suis intéressée à l’histoire et à la vie des geishas pour écrire un documentaire avec une amie,  sans jamais le finaliser. Parce que j’aime les constructions de Tadao Ando et que je rêve d’aller au Benesse Art Site à Naoshima, et celles de Shigeru Ban. Parce que je suis sensible au raffinement des papiers, des céramiques, des thés japonais et, à la variété de la nourriture japonaise, j’esquisse un voyage par procuration à travers tout cela. Un chapitre de ce voyage serait culinaire et, je vous livre quelques adresses qui pourraient s’y trouver.

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Je ne parlerai que de quelques restaurants dont certains sont dans le quartier où je vis. Mon amie italo-panaméenne que je n’ai pas citée depuis quelque temps, étrange, qui est très exigeante quant à ses choix de restaurants japonais, vous en parlerait mieux que moi. Peut-être accepterait-elle de nous donner d’autres de ses précieuses adresses dans un prochain article…

Je me souviens d’un dîner chez un ami qui logeait dans le XVe, il avait proposé de commander japonais. Notre amie avait pris les choses en mains pour que les makis, sushis et sashimis viennent du meilleur japonais de la zone. Ce fut un grand moment comme lors de l’un de nos rares déjeuners de travail quand nous collaborions, dans un petit endroit rue Chabanais, Yamamoto. Quelque temps plus tard, nous avons découvert, grâce à elle et, avec bonheur le plus vieux japonais de Paris : Takara. Nous l’avons laissée choisir tous les mets du soft shell crab à l’aubergine en passant par les sashimis et la viande, tout cela commandé en japonais évidemment ! Quel voyage !

Un autre endroit m’avait laissée les papilles en éveil après dégustation de délicieuses tempuras : Kunitoraya. Lieu découvert voilà plus de quinze ans avec un artiste, c’était dans leur petit endroit de la rue sainte Anne, qui a depuis peu déménagé au 1, rue Villedo. Après cette expérience, je n’y suis que peu retournée car toujours trop d’attente dans la rue alors même que je travaillais pas loin. Faute de tempuras j’allais manger un donburi dans une petite cantine de la rue sainte Anne. Puis Kunitoraya a ouvert un Kunitoraya II dans une ancienne brasserie avec carreaux de métro, portes vêtements à l’ancienne en bois, réservation possible et sa spécialité : le udon ! En plus de se délecter de ces nouilles froides ou chaudes accompagnées de porc, de tempuras ou de crevettes, il ne faut pas hésiter à goûter le dessert unique généralement au thé, toujours très bon. Pour parfaire ce moment, vous êtes reçus par un personnel attentionné. A la même période, j’avais découvert les magnifiques poissons crus de Tsukizi, petit endroit qui porte le nom du grand marché aux poissons de Tokyo, qui ne sert évidemment que du poisson cru mais, quel poisson ! J’aime y manger au bar car regarder le chef découper son poisson est hypnotique et, une expérience en soi.

Si j’omets le spécialiste de teppanyaki, Kagayaki, du boulevard Beaumarchais car je ne l’ai pas encore testé, quatre japonais qui valent le détour se trouvent dans le Haut Marais, dont trois ont ouvert en 2014. Le premier : Chez Taeko, le plus connu est installé depuis longtemps au fond du Marché des Enfants Rouges. Avec ses tables et bancs en extérieur, c’est une cantine idéale avec une option importante : il est possible d’emporter son bento car, très prisée, en été comme en hiver, le lieu ne désempli pas. La carte propose des plats traditionnels japonais, des bento et des donburi, tout est tentant et s’avère bon : les maquereaux, les sardines grillées à la Kabayaki, le porc tonkatsu, les croquettes de cabillaud, le bœuf, ils sont accompagnés d’une salade et de riz dans le bento. Le thon mariné au gingembre est également délicieux et, point final idéal une glace au thé vert s’impose !

Pour un déjeuner peu avancé dans la journée, pour cause de saturation, je vous conseille de tenter votre chance au gyoza bar ou d’emporter vos victuailles. Ici pas de carte, le seul met est le gyoza, à commander par neuf ou douze. Les gyoza sont farcis de viande de porc et d’épices dont du gingembre, grillés sur un côté, et à déguster après un délicat passage dans une sauce à base de soja et d’agrumes. Un joli moment gustatif mais, pour ma part une autre spécialité emporte ma préférence : l’okonomiyaki. Chez Okomusu, le choix se fait entre l’okonomiyaki ou les nouilles sautées aux petits légumes. Spécialité d’Osaka, l’okonomiyaki est une crêpe copieuse à base de choux, de porc, de crevettes, de poisson du jour ou mixte, de gingembre, recouverte d’une sauce savoureuse légèrement sucrée, d’un peu de mayonnaise et de bonite séchée et finement disposée (le tenkasu) sur la « galette ». Cet effeuillage de bonite semble vivant, lorsque la plaque en ardoise est déposée devant vous, car il frétille dans tous les sens et, attise encore plus l’envie de découper sa « galette » avec sa petite pelle pour commencer à la déguster avec ses baguettes. Quel petit moment de plaisir gourmand ! Vous repartez de ce minuscule endroit léger et gai.

La dernière étape nippone du quartier, dans un autre style est : SoMa. Différent mais, avec un accueil tout aussi agréable que chez Taeko ou Okomusu. Soit vous mangez autour du bar, soit au fond de la salle. Le chef Sourasack Phongphet, d’origine lao, ancien chef de Ploum, vous amuse et s’amuse derrière son comptoir en vous préparant les mets de sa carte courte mais alléchante, dans le but de partager. Des makis au soft shell crab, du porc sauté au gingembre, un tartare de poisson du jour délicieux fort en herbes pour ceux qui n’aimeraient pas cela, un sashimi de butterfish fondant, des crevettes de Madagascar juste relevées et délicieuses. Pour accompagner cela, une jolie carte de sakés pour les amateurs dont je ne fais pas partie, des whiskies japonais et un choix de vin bien pensé. Un endroit où aller sans être pressé, un soir, avec quelques amis pour rendre ce moment convivial en plus d’être goûteux. N’oubliez pas que le voyage au pays du soleil levant ne fait que continuer.

 

SDA

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Yamamoto

 6, rue Chabanais, 75002 Paris

Tél. : 01 49 27 96 26

Takara

 14, rue Molière, 75001 Paris

Tél. : 01 42 96 08 38

Fermé le Lundi, le Samedi midi et le Dimanche midi

Udon bistro Kunitoraya

 1, rue Villedo, 75001 Paris – Pas de réservation

Kunitoraya II

 5, rue Villedo, 75001 Paris

Tel. : 01 47 03 07 74

Tsukizi

 2bis, rue des ciseaux, 75006 Paris

Tél. : 01 43 54 65 19

Chez Taeko

 Marché des enfants rouges, 39, rue de Bretagne, 75003 Paris

Ouvert de 11h30 à 18h00 (16h00 le dimanche). Fermé le lundi

Tél. : 01 48 04 34 59

Gyoza bar

38, rue de Saintonge, 75003 Paris

Ouvert tous les jours: du lundi au vendredi 11h30-14h30 / 18h30-23h. Le samedi de 11h30h-23h et le dimanche  de 11h30-17h30

Tél. : 01 42 71 15 34

et, 56, Passage des Panoramas, 75002 Paris

Tous les jours : 12h00- 14h30 / 18h30 à 23h. Fermé le dimanche

Tél. : 01 44 82 00 62

Okomusu

 11, rue Charlot, 75003 Paris

Tél. : 01 57 40 97 27 – Appelez avant d’y aller

Soma

 13, rue de Saintonge, 75003 Paris

Ouvert de 12h00 à 14h30 et de 19h30 à 23h. Fermé dimanche et lundi

Tél : 09 81 82 53 51

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