Auguste & Ava | Trois histoires de Noël, trois visions de la solidarité
15965
single,single-post,postid-15965,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-7.6.2,wpb-js-composer js-comp-ver-4.6.2,vc_responsive

Trois histoires de Noël, trois visions de la solidarité

16 Déc Trois histoires de Noël, trois visions de la solidarité

L’Arbre de Noël, de Delia Hudy nous entraîne dans les préparatifs du grand jour, avec de délicates illustrations d’Emily Sutton, dessinées avec une finesse et des couleurs qui éveillent l’œil des enfants. Dans une ville grouillante de monde, des hommes et des femmes se hâtent pour acheter des sapins. Ils souhaitent évidemment acquérir le plus grand, le plus beau, le plus touffu. Ainsi, il n’en reste qu’un, trop petit, trop maigrichon, qui passera Noël au fond d’une décharge faute d’avoir été adopté. C’est sans compter sur un petit garçon, seul et sans maison, lui aussi, qui se prend d’affection pour le malingre petit sapin et, l’installe sous un pont qui est son refuge, entouré de quelques bougies, la magie opère. Des passants s’attroupent autour de l’enfant et de son sapin, les cœurs se réchauffent dans un délicieux moment animé par des chants. Le garçon et le sapin habituellement seuls ne le sont pas pour Noël grâce à ce moment fraternel ! Un jardinier re-plantera le sapin dans un jardin public, lui offrant la possibilité de continuer sa vie de conifère en grandissant aux yeux de tous. Ce conte contemporain tente de montrer avec douceur, optimisme et simplicité l’importance de ne pas se fier aux apparences et de s’extirper de son quotidien sans se demander ce que l’on a à offrir, l’espace d’un instant, pour profiter d’un joyeux moment de partage, tout cela avec spontanéité.

capture-decran-2016-12-16-a-08-53-17

Le tendre Michka, petit ours en peluche mis à l’honneur par le texte de Marie Colmont et les illustrations de Feodor Rojankovsky en 1941, a depuis attendri et accompagné plus d’un enfant dans sa découverte de ce que peut être la générosité et la liberté de faire ses propres choix. Tout commence un matin de veille de Noël lorsque Michka décide de quitter une douillette demeure car sa petite maîtresse, fort capricieuse, peu précautionneuse avec ses jouets, ne le rend pas heureux et, s’aventure dans cette nature qu’il ne connaît pas. Il prend vite goût à cette dernière, aux surprises qu’elle lui apporte autant qu’à quelques apprentissages auxquels il ne s’attendait pas ! Il entend alors dire qu’il est important de faire une bonne action la nuit de Noël. Un renne l’aidera à trouver son chemin jusqu’à une maison bien vétuste où Michka pourra rendre heureux un petit garçon. Ce conte rempli de jolies émotions nous montre que le bonheur ne réside pas toujours là où nous le pensons et, qu’il se situe bien au-delà de la pure question matérielle et, que la solidarité peut porter loin.

capture-decran-2016-12-16-a-08-59-53

Le troisième conte, qui a pu bercer notre enfance, est Un chant de Noël de Charles Dickens, dont le premier chapitre ne nous laissait pas présager un heureux dénouement mais, suscitait l’espoir d’une fin heureuse. Dès les premières pages, le personnage principal, Ebenezer Scrooge, donne une image bien peu positive de sa personne mais, nous donne envie de croire qu’un élan de bonté va l’envahir en cette veille de Noël. Le suspens officie alors. Homme pingre, solitaire, peu communiquant et affable de gentils gestes et paroles, il semble bien trop aigri pour pouvoir offrir quoique ce soit et profiter de tout ce que pourrait lui apporter ce moment particulier de l’année. Une nuit bien agitée l’attend cependant et, va le transporter dans une introspection lui faisant revoir son passé, regarder le présent et voir son futur. La nostalgie, la générosité, la bonté, le retour des émotions, la peur de la mort et tant d’autres sentiments vont traverser son esprit afin de lui montrer combien sa vie est triste et bien terne sans avoir rien à offrir à l’autre ni rien accepter des autres. Alors, après quelques frayeurs, sautes d’humeur, tremblements et fous rires, ce que nous pouvons nommer la magie de Noël ou la prise de conscience de la morosité d’une vie, va opérer et, le vieux Scrooge va devenir Ebenezer Scrooge qui s’ouvre à l’autre, à la solidarité en étant enclin à offrir tant qu’à recevoir.

 

capture-decran-2016-12-16-a-09-01-04

 

 

 

SDA

 

 

 

Delia Huddy et Emily Sutton, L’Arbre de Noël, Les Editions des éléphants, Paris. A partir de 3 ans

Marie Colmont, Feodor Rojankovsky, Michka, Les classiques du Père Castor, Flammarion, Paris. A partir de 4 ans

Charles Dickens, Un chant de Noël, coll. Folio Junior, éditions Gallimard Jeunesse, Paris. A partir de 10 ans (plus tôt si votre enfant est bon lecteur ou capable de comprendre l’histoire)

 

 

No Comments

Post A Comment