Auguste & Ava | Un conte comme belle leçon de courage
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Un conte comme belle leçon de courage

30 Juin Un conte comme belle leçon de courage

Film d’animation franco-italien Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur est sorti en août 2016. Il y a, donc, bien trop longtemps pour le voir encore dans une salle de cinéma mais il existe en DVD. Le visionnage de ce film par vos enfant est une idée pour leur faire comprendre, en douceur, le combat et la solitude des enfants esclaves. Le sujet pourrait appeurer certaines personnes mais, il ne faut pas l’être et surtout pas vis-à-vis de vos enfants car il est abordé avec beaucoup de poésie et de délicatesse, permettant ainsi d’éveiller des questionnements et d’aborder cette réalité sensible, afin qu’ils comprennent que tous les enfants ne grandissent pas dans les mêmes conditions qu’eux, cela sans dramaturgie mais en suscitant de la compassion et de l’admiration. Oui, de l’admiration, voilà ce que j’ai décelé dans le regard de mon fils quant à celui qu’il a posé sur le petit Iqbal qu’il a trouvé si courageux, bon, rassembleur, mâlin et gentil.


Iqbal

Michel Fuzellier et Babak Payami se sont inspirés de l’histoire vraie d’Iqbal Masih pour imaginer leur personnage. Jeune enfant pakistanais vendu par ses parents, Iqbal a été esclave dans une fabrique de briques puis chez un tisserand. Après s’être échappé, il deviendra le visage de la lutte contre le travail forcé des enfants avant d’être assassiné à l’âge de douze ans en 1995.

Dans le film, pensé comme un conte, Iqbal quitte sa maison pour tenter de trouver un moyen d’acheter les médicaments nécessaires à la guérison de son frère mais, rien ne va se passer comme prévu. Entraîné par son innocence, ce jeune garçon joyeux et courageux, va se retrouver exploité avec d’autres, par Guzman le tisserand, jusqu’à ce que sa force de caractère lui permette de révéler le traitement qui lui était infligé ainsi qu’à ses amis.

Iqbal 2

L’esclavage des enfants est le coeur de l’histoire mais sont aussi abordés des sujets comme la corruption, la mauvaise foi de certains adultes, leur bêtise, préférant fermer les yeux ou jouer avec leur fausse naïveté pour assouvir leur besoin de faire du profit, l’abnégation et la capacité à s’effacer par peur des représailles, l’amitié, la confiance et, la force qui émane de la solidarité, le don de soi et le partage. Ce film a touché et éveillé beaucoup de questionnements chez mon fils qui a voulu le revoir immédiatement. Une manière douce pour sensibiliser au destin d’autres enfants, pas si loin des nôtres, sans apitoiement mais avec un fort sentiment de justice et dans l’espoir d’un monde meilleur.

SDA

Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur de Michel Fuzellier et Babak Payami, à partir de 6 ans

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